La Semaine du 2 novembre

La vie académique

Continuant notre étude de la peinture au début du modernisme, nous avons discuté des oeuvres impressionnistes cette semaine, qui sont plus ou moins inspirées par les styles précédents de Manet, de Courbet, etc. L’impressionnisme a été créé en France comme une façon de peindre des représentations des objets par les impressions émises sans s’occuper des précisions réalistes et d’autres règles academiques. Souvent, les peintures impressionnistes sont faites « sur le motif », cela voulant dire qu’on peint très rapidement pour faire remarquer seulement l’impression de ce qu’on voit, parce que la vue change vite avec le changement de lumière ou de vent. Par exemple, dans Halage d’un bateau, Honfleur par Claude Monet, on ne voit pas les détails des personnages ou de la scène à l’arrière-plan. Ce qu’on peut recevoir directement est l’impression dynamique de l’eau et du vent (influencés à leur tour par le mouvement de l’orage), et le sens de l’halage du bateau oriente la direction visuelle de la peinture.

Pour «La France d’aujourd’hui », notre professeur nous a parlé du système d’éducation après le lycée. En France, il y a trois possibilités après avoir terminé les études de lycée : (1) on peut faire un apprentissage, qui offre une formation plus spécialisée, après quoi on peut commencer à travailler après deux ou trois ans ; (2) on peut aller à une grande école, qui est toujours très compétitive pour y entrer, parce que les élèves acceptés sont les meilleurs, et on doit passer un concours pour y accéder; (3) le troisième choix est d’aller à l’université publique, qui est beaucoup moins chère que des études universitaires aux Etats-Unis, mais la vie à une université française est plus difficile. Les étudiants doivent s’occuper de leurs études (sans qu’un professeur n’encourage l’étudiant à travailler), de la nourriture, d’un appartement, et parfois d’un petit job (comme chez McDo). En plus, le nombre d’étudiants à une université française est plus grand que celui d’une université américaine et, par conséquence, il est difficile pour certains étudiants de trouver des amis. Finalement, il y a très peu de discussion entre le professeur et ses étudiants pendant un cours. C’est plutôt le professeur qui parle tout le temps pendant que les étudiants prennent des notes sans poser des questions, et souvent sans la possibilité d’établir des rendez-vous avec le professeur, même après un cours. Nous avons eu, au début, une admiration pour les universités françaises, mais notre appréciation s’est modifiée un peu après cette discussion!

            Puis mardi après-midi, nous avons rediscuté L’École des femmes, nous concentrant davantage sur les trois ou quatre derniers actes de la comédie de Molière, en faisant des lectures dramatiques des répliqes les plus importantes—et parfois les plus comiques—de la pièce. L’idée a été de nous bien familiariser avec le texte afin de mieux apprécier la mise en scène de la pièce que nous verrons la semaine prochaine au Théâtre 14. 1. «L'École des femmes» au Théâtre 14

Le jeudi 5 novembre, dans notre cours de langue, nous avons présenté les quartiers parisiens sur lesquels nous avions fait des recherches et des entrevues soit en groupe, soit individuellement. Camille nous a présenté l’histoire et l’aspect intellectuel du Quartier Latin, où se trouve la Sorbonne, le Collège de France, et aussi la librairie Shakespeare & Company, et elle nous a recommandé beaucoup de lieux intéressants à visiter pendant notre séjour à Paris. Quant à Montmartre, où nous avions eu plus tôt une très belle vue de la ville du Paris, James, Ashley et Sarah Tillman nous ont présenté son histoire et ses particularités architecturales, surtout au niveau eccléiastique. Puis, Elara, Ella et Sherlock ont parlé du quartier chinois de Paris, avec la découverte surprenante que le quartier représente un espace attrayant pour les divers peuples asiatiques plutôt qu’un espace où on essaie de maintenir, de façon hermétique, une identité culturelle. En somme, chaque quartier offre des aspects culturels différents, et nous étions très heureux d’avoir l’opportunité de découvrir comment ces aspects font partie de la vie parisienne et française.

 

La vie culturelle

2. Théâtre de la Ville (danse) Le mercredi 4 novembre nous avons vu un spectacle de danse américain au Théâtre de la Ville intitulé Available Light, par Lucinda Childs.  Il y avait un ou deux danseurs sur un étage construit en haut (le décor était de l’architecte Frank Gehry), les autres étant en bas sur la scène, avec la lumière venant en diagonale comme émanant d’une grande fenêtre. La danse était d’un style « postmoderne », par lequel un danseur (ou parfois une paire de danseurs) établit un modèle de mouvement, après quoi les autres ont suivi par un effet d’écho. Mais chaque danseur commençait à un moment différent de ses collègues, avec chacun établissant un nouvel modèle. Donc, c’était plutôt comme une machine où toutes les parties faisaient leur propre travail pour la faire fonctionner. 3. «Available Light»

La musique a été composée par John Adams, un compositeur moderne très connu pour sa musique anormale et minimaliste. Ce soir-là, la musique nous semblait plus bizarre que la danse, parce qu’on a entendu les instruments jouer la même mélodie mais avec des tonalités différentes. En parallèle un peu avec les danseurs, il me semblait personnellement que les instruments contribuaient quand ils le voulaient, et cela a créé un désordre de sons qui n’était pas très agréable pour ceux qui n’aiment pas beaucoup la musique moderne. Mais c’était quand même impressionnant de voir et d’entendre les aspects de ce spectacle offrant leur propre « harmonie ». Après le spectacle, nous avons lu le programme et avons réalisé que le titre « Available Light » venait de la projection de la lumière de l’extérieur vers l’intérieur et que la musique de John Adams s’appelle Light Over Water, expliquant mieux l’effet d’écho que nous avons trouvé dans la danse aussi bien que dans la musique.

La Semaine du 26 octobre

La vie académique

Dans le cours d’histoire de l’art au 19ème siècle, nous avons étudié cette semaine le début de l’art moderne. En 1863, Charles Baudelaire a écrit un recueil d’essais s’appelant« Le Peintre de la vie moderne » où il a critiqué le Salon officiel des artistes pour son aspect arriéré, et il a encouragé les peintres de lire ses essais louant l’imagination et de trouver de nouvelles formes de beauté. Nous avons étudié des peintures par Edouard Manet et par Gustave Courbet, deux grand peintres de cette période qui ont laissé leurs marques sur la modernité et qui ont créé un nouveau style d’art en exposant la « réalité » humaine et naturelle. Ils ont montré la possibilité—et la beauté—de peindre le même sujet aux moments différents de la journée, et ils ont abandonné le style traditionnel où on essaie de représenter un seul sujet avec précision en faveur de quelque chose de plus imaginatif. Ce style évoluerait vers ce que l’on appelerait plus tard l’impressionnnisme.

1. Musee d'Orsay

Mercredi, nous sommes allés au Musée d’Orsay pour apprécier directement les tableaux qui ont lancé la modernité.  En analysant la transformation du style, nous avons vu aussi les changements sociaux liés à la révolution industrielle et à l’ouverture du monde vers l’Orient. Dans Train dans la campagne, Claude Monet nous présente un beau paysage qui est en juxtaposition avec le passage d’un 2. Zola par Manettrain qui représente la technologie moderne, cette peinture suggérant que la technologie allait changer entièrement le monde. En même temps, dans le Portrait d’Emile Zola par Manet, la présentation des décorations japonaises annonçait une nouvelle vision très différente des peintures romantiques ou néo-Classiques; quand même, il y avait déjà des élements orientalaux (surtout turcs) dans certaines des peintures par Delacroix.

 

3. «L'École des femmes»Pour le cours de littérature, nous avons lu les deux premiers actes de L’Ecole des femmes par Molière.  La pièce est en vers, et cela nous pose un peu de difficulté pour comprendre certaines des longues répliques parlant de l’amour ou du mariage. Nous avons d’abord discuté l’importance de l’auteur pour toute la littérature française. Nous étions tous impressionnés par le fait que Molière fut un homme de théâtre complet — c’est-à-dire, un acteur, un auteur, un metteur en scène, et le chef de sa troupe. Ensuite, nous avons discuté, en termes généraux, le sujet de la pièce. Dans L’Ecole des femmes, il s’agit de la tradition en face de l’émancipation des femmes, au niveau des mariages arrangés, et de tout ce qui touche à l’inégalité entre les hommes et les femmes — surtout dans le domaine du mariage où les femmes n’avaient souvent qu’un rôle limité d’épouse et de mère au dix-septième siècle.

La vie culturelle

4. film «Lolo»Cette semaine nous n’avons pas eu de spectacle à cause des quelques jours de vacances liés à la Toussaint. Par conséquent, quelques-uns d’entre nous sont allés au cinéma regarder un nouveau film intitulé Lolo et réalisé par Julie Delpy (elle-même ayant le rôle principal féminin), avec Dany Boon (qui a joué dans Bevenuti al sud, dans Joyeux Noël, et dans bien d’autres films) et Vincent Lacoste. Lolo est un film comique ayant un thème qui n’est pas très populaire… Mais je ne vais pas gâcher votre plaisir, si jamais vous avez l’occasion de voir ce film, par vous raconter tout ce qui se passe! 🙂

 

La Semaine du 19 octobre

La Double Inconstance

Cette semaine nous avons lu une pièce de théâtre de Marivaux, La Double Inconstance, pour nous préparer à assister à une représentation de la pièce par la Comédie-Française. Pendant notre séminaire du mardi, nous avons discuté comment l’écrivain a soigneusement « tricoté » des mots ensemble pour créer des liens entre les répliques des personnages, et même entre des scènes. De plus, on a parlé d’un thème original chez Marivaux : comment on peut rester fidèle à l’idée de l’Amour sans nécessairement rester fidèle à un amoureux en particulier — une réorientation du concept de l’amour retrouvée souvent chez Marivaux.

 

Le lendemain, nous sommes allés au Théâtre-Français au Palais-Royal pour voir cette comédie du 18e siècle. La Comédie-Française a été fondée en 1680 par Louis XIV quand il a combiné les trois troupes principales de Paris, dont celle de Molière après sa mort.  1. maison de la Comédie-Française au Palais-Royal Malgré le fait que le théâtre lui-même est vieux et dans un style très orné, la mise en scène de La Double Inconstance était très « à jour », montrant la modernité de Marivaux. 2. devant un buste de Marivaux Au début de la pièce, il semblait qu’il s’agissait surtout d’une répétition de la pièce. Mais petit à petit, les décors et les costumes évoluaient vers leur version finale pour le troisième et dernier acte. Ils ont utilisé aussi un miroir comme si c’était un écran sur lequel ils ont mis la date de la « répétition » et ont montré des petites scènes en vidéo. Cela a vraiment aidé à créer une atmosphère moderne. Un autre élément moderne que tous les étudiants ont aimé était les costumes, particulièrement celui d’Arlequin. Il portait un fedora et tout le monde pensait que ce chapeau a aidé à lui donner un air un peu arrogant et en ligne avec son accommodation avec la vie plus sophistiquée de la cour.  En général, tout le groupe a aimé lire et voir cette pièce.

3La Double Inconstance500

 

 

 

 

 

 

Fontainebleau

Samedi matin, les étudiants de Sewanee se sont retrouvés à la Gare de Lyon pour prendre le train jusqu’à Fontainebleau. Nous avons rencontré notre guide, David, à la gare de cette petite ville dans la forêt. Il nous a expliqué comment les petites villes fonctionnaient sous l’Ancien Régime. Chaque village avait des Halles où tout le monde faisait leurs courses et une Maison de Compagnons où les meilleurs artisans habitaient quand ils travaillaient dans la communauté.

4château de Fontainebleau500

 

 

 

 

 

 

 

 

Après un déjeuner délicieux (Sherlock a mangé de la tête de veau!), nous sommes allés au château de Fontainebleau.  La première grande expansion du château a été faite par François Ier, mais d’autres rois—et même Napoléon Ier—y rendaient visite aussi. Ils n’y habitaient pas tout le temps mais généralement pendant la chasse. À cause de la cour qui accompagnait le roi, la population de Fontainebleau s’est multipliée par deux ou trois quand le roi y était en résidence. Au château, il y avait un petit musée consacré à Napoléon Ier où on a vu une feuille dorée de sa couronne de laurier et un de ses fameux chapeaux.

5redingote et chapeau de Napoléon500 On a vu la galerie François Ier où toutes les œuvres d’art étaient stockées jusqu’à la fin des travaux. Ensuite nous sommes sortis du château et avons visité les jardins à la française. Il y avait aussi un jardin à l’anglaise avec des plantes qui ne sont pas taillées comme celles des jardins français, mais à Fontainebleau ces derniers étaient les plus jolis. Tout le monde était très content de passer cette belle journée en plein air dans une petite ville charmante dans l’Ile de France.

 

 

-Ella