Coup Fatal et Norma

C’est la fin du semestre, et pendant les dernière semaines à Paris, nous avons eu deux spectacles formidables qui nous ont montré combien les Français apprécient les cultures étrangères et comment pour les Parisiens « la culture est une résistance à la terreur.»

Coup fatal500

Le premier spectacle, « Coup Fatal » au magnifique Palais de Chaillot, a été une combinaison de chanson et de danse présentée par Les Ballets C de la B, un groupe africain.  Il y avait un contre-ténor qui s’appelle Serge Kakudji, qui a bien chanté d’une voix feminine bien qu’il soit un homme. Il a un talent magnifique, surtout quand il chante les notes les plus hautes, et si on ne le voyait pas, on se tromperait sur son sex. Il nous a donné une interprétation impressionante des oeuvres baroques par Bach et par Haendel, et tous les morceaux ont été accompagnés par un orchestre africain qui a joué des instruments africains (même s’il y avait une guitare électrique). L’effet de ce son est surprenant parce qu’on connaît la musique baroque aussi bien que la musique africaine, mais un lien entre les deux est plutôt unique. Les mélodies sont devenues plus vivantes avec le rythme dominé par les tambours, et il n’y a plus d’élément traditionnel quand la guitare électronique présente toutes les mélodies principales. Les couleurs des instruments typiquement africains nous ont fait rêvé d’une scène où Bach et Haendel auraient composé leur musique sur le dos d’un éléphant ou d’un zebre ! À part l’interprétation musicale, le groupe a aussi présenté des danses africaines en même temps. D’abord, il nous semblait que les mouvements des danseurs suivaient seulement le rythme de la musique. Cependant, plus tard, il y avait des émotions exprimées dans certains mouvements de danse qui mettaient la danse au même niveau que la musique. Quand la mélodie se présentait lentement, le mouvement des danseurs semblait devenir plus calme; mais la plupart du temps, les danseurs ajoutaient plus d’agitation en haussant en parallèle le niveau d’énergie dans la musique. Alors que certains des spectateurs ont dû trouver que la forme de la musique africaine était un peu trop repétitive (il y avait des gens qui sont partis au milieu du spectacle, ce qui n’était pas très poli), la majorité ont beaucoup aimé le spectacle, avec des applaudissements qui ont duré pendant longtemps.

2. Théâtre des Champs-Élysées500-Le second spectacle—et aussi le dernier de notre semestre auprès d’APA—était un opéra italien, « Norma » par Vincenzo Bellini, qui a eu lieu au beau Théâtre des Champs-Élysées.  L’opéra nous raconte l’histoire de Norma, une prêtresse d’un temple gaulois, qui a rompu ses vœux de chasteté pour avoir deux enfants avec Pollione, proconsul romain, qui décide de l’abandonner en faveur d’Adalgisa, une autre jeune prêtresse. Par conséquent, Norma décide à son tour d’avouer tous ses péchés devant le public gaulois et d’accepter la mort avec Pollione, arrêté par les Gaulois pour toutes ses transgressions. Tout le monde présent à l’opéra a été bien touché par les voix des deux sopranos jouant les rôles de Norma et d’Adalgisa.  3. Norma Leur façon de chanter était différente par rapport à d’autres chanteuses parce que les deux se sont laissées guidées leurs émotions plutôt que par la perfection musicale. Parfois on avait l’impression que leurs chants n’étaient pas bien accordés, mais les parties tristes ont fini par transmettre beaucoup de sentiments aux spectateurs. Par ailleurs, on a été touché par la composition et la mise en scène de cet opéra. Cette oeuvre est différente que celles de Mozart ou de Rossini parce que c’est un opéra romantique où il y a de nombreux émotions et du pathos sentimental — par exemple, le grand changement qui s’est passé chez Pollione, où sa lacheté est accentuée au début, mais qui est ému par le fait que Norma décide de sauver Adalgisa, son rival en amour. En réalisant qu’il perd une femme qui mérite d’être aimé, Pollione dit à Norma qu’il l’aime encore, et elle ne le hait pas. Par conséquent, ils choisissent de mourrir par les flames pour effacer leurs péchés et pour être ensemble éternellement. Quand le chanteur jouant Pollione salue le public à la fin de l’opéra, les gens ont commencé à le huer tellement le public n’aimait pas le personnage qu’il jouait. Mais c’était un peu bizarre au moment où quelques spectateurs ont hué le metteur –en-scène et son équipe. Après avoir parlé avec ma mère d’accueil, j’ai appris qu’il est possible que les gens n’aient pas trop aimé la mise en scène, soit pour le décor, soit pour les costumes.

En somme, c’était intéressant de voir comment les Français apprécient de bons spectacle, quelle que soit l’origine de la culture représentée.

 

Les Comédies musicales à Paris

Roi Arthur250Paris a plein d’opportunités et d’activités culturelles : il y a du sport, de la musique, du théâtre. C’est dans cette dernière catégorie où s’insère mon activité culturelle préférée: les comédies musicales. Même si elles sont loin d’être exclusives à la France, les comédies musicales dans ce pays sont très différentes de celles aux Etats-Unis. Par exemple, la musique en France est souvent plus pop et rock que dans les chansons classiques de Rodgers et Hammerstein, et il y a des fans ici qui sont aussi loyaux que des fans d’un groupe comme One Direction. La troupe tourne des clips pour les diverses chansons et les interprète pour des émissions télévisées. De plus, les comédies musicales françaises sont filmées, sortent au cinéma et puis sont vendues sur DVD. C’est par ce dernier moyen que j’ai découvert ce monde enchanteur. Quand j’étais lycéenne, j’ai regardé le DVD de Mozart, l’opéra rock et j’en suis tombée amoureuse. Malheureusement, la dernière représentation a eu lieu en 2011, donc je n’y ai jamais assisté.

Pourtant, l’un des chanteurs de ce spectacle est dans une nouvelle comédie musicale dont la première a eu lieu à la fin septembre au Palais des Congrès. C’est la Légende du Roi Arthur et elle raconte l’histoire du jeune écuyer Arthur qui découvre qu’il est le fils du roi qui vient de mourir. Pendant ses premiers mois comme roi, il trouve l’amour de sa vie, Guenièvre, rencontre sa demi-sœur Morgane et se bat contre le prince Méléagant qui veut le trône. Cependant, tout change quand Lancelot du Lac arrive à Camelot et tombe amoureux de la reine.

Sur scène, cette comédie musicale est vraiment incroyable. Il n’y a pas d’autres mots pour la décrire. Les couleurs des décors et les costumes sont vivants et beaux. La chorégraphie est très puissante et énergétique mais elle ne détourne jamais les chanteurs de leur mission musicale. Pourtant, les chansons elles-mêmes sont la meilleure partie du spectacle. Elles peuvent faire ressentir au public tous les sentiments, de la joie d’être amoureux à l’angoisse d’être trahi. En plus, elles mettent bien en avant le talent de chaque chanteur, particulièrement celui qui interprète Méléagant avec sa voix de fausset incroyable.

Puisque mon chanteur français préféré tient le rôle du Roi Arthur, j’ai assisté à cette comédie musicale plusieurs fois, et je suis allée à la sortie des artistes pour rencontrer la troupe. Tous les artistes sont très gentils, amicaux et ravis d’avoir des fans américains, ce qui est rare pour les comédies musicales françaises. C’est une opportunité pour nous les Américains de pratiquer notre français conversationnel et pour les artistes de parler un peu en anglais parce que nous nous sommes parlé dans un mélange des deux langues. Heureusement pour nous, la majorité de la conversation était en français, nous offrant l’opportunité de pratiquer la langue française. photo du Roi Arthur

Voici un des clips du spectacle. Dans “Auprès d’un autre”, Arthur (Florent Mothe) décrit ses sentiments après avoir eu la confirmation de l’affaire de Lancelot et de Guenièvre.

—Ella

La Semaine du 9 novembre

Cimetière du Père Lachaise

Cette semaine, on n’a pas eu de cours à cause du jour de l’Armistice (de 1918). Cependant, les étudiants de Sewanee ont eu une excursion, organisée par le professeur Poe, au cimetière du Père Lachaise dans le vingtième arrondissement. Nous avons commencé par visiter le célèbre tombeau d’Oscar Wilde, même si nous n’avons pas lu quelque chose de lui ce semestre. On a vu toutes les marques de rouge à lèvres qui ont été laissées par ceux qui n’avaient pas peur de la menace d’une amende et ont décidé de continuer cette tradition un peu étrange.

1.tombes de Molière et de La Fontaine

Ensuite nous avons trouvé les tombeaux de La Fontaine et de Molière qui sont l’un à côté de l’autre.  Puisque nous n’avons pas lu La Fontaine en cours, nous avons récité ensemble une fable de la Fontaine qui s’intitule “La Cigale et la fourmi”. C’est la première fable de son premier recueil. Puis, nous avons lu un poème de Gérard de Nerval dont le titre est “Une Allée du Luxembourg” parce que son tombeau se trouve dans ce cimetière aussi. Malheureusement, nous étions un peu pressés à cause d’une réservation pour dîner avant le théâtre si bien que nous n’avons pas eu le temps de retrouver les tombeaux de Nerval et de Balzac dans un autre secteur du cimetière. Pourtant, il faisait beau ce jour-là, donc nous avons eu une très belle promenade ensemble.

 

LÉcole des femmes

 

Après un très bon dîner arrangé par le professor Poe, nous sommes allés à un petit théâtre tout près du centre d’APA dans le quatorzième arrondissement pour assister à lÉcole des femmes de Molière. Nous venions de lire la pièce en cours pour mieux la comprendre au théâtre et cela nous a beaucoup aidés. Tout le monde a ri aux bons moments, dont il y en avait beaucoup, parce que Molière était le maître de comédie à son époque. Après la représentation, on a eu une discussion avec le metteur en scène et quelques membres de la troupe.  La chose la plus intéressante qu’ils ont dite était qu’ils voulaient montrer l’antagoniste Arnolphe sous une lumière plus réaliste et moins ridicule. Très souvent, ce personnage est réduit à une caricature et n’est pas représenté comme une vraie personne avec de vrais sentiments. Tout le groupe de Sewanee a pensé que le comédien qui tenait le rôle d’Arnolphe a réussi à montrer cette interprétation.

iris, roses, et le message de SewaneeLes événements du 13 novembre

Tout le monde a été affecté de sa propre manière par les attentats mais aujourd’hui, plus de deux semaines après, tout va mieux. Paris est presque retourné à un état normal, et son peuple avec lui. Les étudiants de Sewanee vont bien et se concentrent sur les devoirs de fin de semestre et les examens qui vont bientôt arriver.

Sewanee’s contribution of irises and a note to Parisians and to the French honoring the victims of the November 13th attacks.

 

 

3.Place de la République après les attentats

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

-Ella Dermon