Excursion Molière

Les photos ci-dessous sont liées à l’excursion “Molière” du cours de littérature française. Nous étudions en ce moment L’École des femmes.

5.Chris signale la Rue Molière

Chris signale la Rue Molière.

1.à la _Maison de Molière_ (Théâtre-Français)

Au Théâtre-Français (Palais-Royal), souvent appelé «la maison de Molière»

2.statue de Molière à l'entrée du Théâtre-Français

Statue de Molière à l’entrée du Théâtre-Français

4. 40, rue de Richelieu où Molière est mort en 1673

40, rue de Richelieu où Molière est mort en 1673

3.Fontaine Molière dans le 1er arrondissement

 

Fontaine Molière dans le 1er arrondissement

 

Week-end en Bourgogne

Pendant le week-end dernier, notre groupe de Sewanee est parti pour visiter et explorer la région de Bourgogne. Nous avons eu plein d’activités à faire pendant ces trois jours, mais c’était très intéressant d’être exposée aux nouveaux lieux et cultures en France. Notre itinéraire consistait en quelques visites guidées, beaucoup d’histoire, et des restaurants délicieux. On a commencé notre petit voyage en bus vers Semur en Auxois, une ville très charmante où nous avons déjeuné ; cela est aussi important parce que c’est la première fois que j’ai mangé des escargots (très bons !).en route pour la Bourgogne

 

En tout cas, on n’avait pas beaucoup de temps pour explorer Semur en Auxois, mais c’était une jolie ville avec une architecture ancienne et une église tellement intéressante. Puis, on est parti encore en bus pour l’Abbaye de Fontenay, un lieu magnifique où les moines habitaient il y a longtemps. L’architecture est du 12e siècle, si je ne me trompe pas ; les détails sont surtout impressionnants.à l'abbaye de Fontenay

Ensuite, notre groupe est arrivé à Dijon, une ville très vivante et belle. De plus, les habitants de Dijon me semblaient très gentils et patients avec nous, des touristes. Samedi, nous avons visité Beaune, une ville connue pour la production et la fermentation du vin. dans les caves de Sévigny-lès-BeauneC’était vraiment une bonne visite, parce qu’on avait l’opportunité d’apprendre davantage au sujet de comment le vin est fait, et on a fait une dégustation aussi de trois vins typiques de la région. Nous avons pu nous promener un peu dans les vignes.

Caroline et Kelly dans les vignes bourguignonnes

Le troisième jour, on a visité Vézelay, où il y a un musée d’art moderne (« Zervos ») et surtout une basilique immense. C’était incroyable de voir toutes les histoires que l’architecture raconte, comme les petits chapiteaux d’Adam et d’Eve, aussi bien que les vices et les vertus. Je crois que mon excursion préférée du week-end a été la visite de Beaune. Malgré le fait qu’on était là pour faire une visite touristique, la ville et le vignoble avaient une ambiance authentique. De plus, j’ai beaucoup appris de notre guide sur la production du vin. J’ai apprécié la visite des caves pour voir les tonneaux de vin rouge et blanc. J’espère que j’apprendrai davantage sur ce sujet d’ici à la fin de mon séjour en France.

Kelly Caviness

Coup Fatal et Norma

C’est la fin du semestre, et pendant les dernière semaines à Paris, nous avons eu deux spectacles formidables qui nous ont montré combien les Français apprécient les cultures étrangères et comment pour les Parisiens « la culture est une résistance à la terreur.»

Coup fatal500

Le premier spectacle, « Coup Fatal » au magnifique Palais de Chaillot, a été une combinaison de chanson et de danse présentée par Les Ballets C de la B, un groupe africain.  Il y avait un contre-ténor qui s’appelle Serge Kakudji, qui a bien chanté d’une voix feminine bien qu’il soit un homme. Il a un talent magnifique, surtout quand il chante les notes les plus hautes, et si on ne le voyait pas, on se tromperait sur son sex. Il nous a donné une interprétation impressionante des oeuvres baroques par Bach et par Haendel, et tous les morceaux ont été accompagnés par un orchestre africain qui a joué des instruments africains (même s’il y avait une guitare électrique). L’effet de ce son est surprenant parce qu’on connaît la musique baroque aussi bien que la musique africaine, mais un lien entre les deux est plutôt unique. Les mélodies sont devenues plus vivantes avec le rythme dominé par les tambours, et il n’y a plus d’élément traditionnel quand la guitare électronique présente toutes les mélodies principales. Les couleurs des instruments typiquement africains nous ont fait rêvé d’une scène où Bach et Haendel auraient composé leur musique sur le dos d’un éléphant ou d’un zebre ! À part l’interprétation musicale, le groupe a aussi présenté des danses africaines en même temps. D’abord, il nous semblait que les mouvements des danseurs suivaient seulement le rythme de la musique. Cependant, plus tard, il y avait des émotions exprimées dans certains mouvements de danse qui mettaient la danse au même niveau que la musique. Quand la mélodie se présentait lentement, le mouvement des danseurs semblait devenir plus calme; mais la plupart du temps, les danseurs ajoutaient plus d’agitation en haussant en parallèle le niveau d’énergie dans la musique. Alors que certains des spectateurs ont dû trouver que la forme de la musique africaine était un peu trop repétitive (il y avait des gens qui sont partis au milieu du spectacle, ce qui n’était pas très poli), la majorité ont beaucoup aimé le spectacle, avec des applaudissements qui ont duré pendant longtemps.

2. Théâtre des Champs-Élysées500-Le second spectacle—et aussi le dernier de notre semestre auprès d’APA—était un opéra italien, « Norma » par Vincenzo Bellini, qui a eu lieu au beau Théâtre des Champs-Élysées.  L’opéra nous raconte l’histoire de Norma, une prêtresse d’un temple gaulois, qui a rompu ses vœux de chasteté pour avoir deux enfants avec Pollione, proconsul romain, qui décide de l’abandonner en faveur d’Adalgisa, une autre jeune prêtresse. Par conséquent, Norma décide à son tour d’avouer tous ses péchés devant le public gaulois et d’accepter la mort avec Pollione, arrêté par les Gaulois pour toutes ses transgressions. Tout le monde présent à l’opéra a été bien touché par les voix des deux sopranos jouant les rôles de Norma et d’Adalgisa.  3. Norma Leur façon de chanter était différente par rapport à d’autres chanteuses parce que les deux se sont laissées guidées leurs émotions plutôt que par la perfection musicale. Parfois on avait l’impression que leurs chants n’étaient pas bien accordés, mais les parties tristes ont fini par transmettre beaucoup de sentiments aux spectateurs. Par ailleurs, on a été touché par la composition et la mise en scène de cet opéra. Cette oeuvre est différente que celles de Mozart ou de Rossini parce que c’est un opéra romantique où il y a de nombreux émotions et du pathos sentimental — par exemple, le grand changement qui s’est passé chez Pollione, où sa lacheté est accentuée au début, mais qui est ému par le fait que Norma décide de sauver Adalgisa, son rival en amour. En réalisant qu’il perd une femme qui mérite d’être aimé, Pollione dit à Norma qu’il l’aime encore, et elle ne le hait pas. Par conséquent, ils choisissent de mourrir par les flames pour effacer leurs péchés et pour être ensemble éternellement. Quand le chanteur jouant Pollione salue le public à la fin de l’opéra, les gens ont commencé à le huer tellement le public n’aimait pas le personnage qu’il jouait. Mais c’était un peu bizarre au moment où quelques spectateurs ont hué le metteur –en-scène et son équipe. Après avoir parlé avec ma mère d’accueil, j’ai appris qu’il est possible que les gens n’aient pas trop aimé la mise en scène, soit pour le décor, soit pour les costumes.

En somme, c’était intéressant de voir comment les Français apprécient de bons spectacle, quelle que soit l’origine de la culture représentée.

 

Les Comédies musicales à Paris

Roi Arthur250Paris a plein d’opportunités et d’activités culturelles : il y a du sport, de la musique, du théâtre. C’est dans cette dernière catégorie où s’insère mon activité culturelle préférée: les comédies musicales. Même si elles sont loin d’être exclusives à la France, les comédies musicales dans ce pays sont très différentes de celles aux Etats-Unis. Par exemple, la musique en France est souvent plus pop et rock que dans les chansons classiques de Rodgers et Hammerstein, et il y a des fans ici qui sont aussi loyaux que des fans d’un groupe comme One Direction. La troupe tourne des clips pour les diverses chansons et les interprète pour des émissions télévisées. De plus, les comédies musicales françaises sont filmées, sortent au cinéma et puis sont vendues sur DVD. C’est par ce dernier moyen que j’ai découvert ce monde enchanteur. Quand j’étais lycéenne, j’ai regardé le DVD de Mozart, l’opéra rock et j’en suis tombée amoureuse. Malheureusement, la dernière représentation a eu lieu en 2011, donc je n’y ai jamais assisté.

Pourtant, l’un des chanteurs de ce spectacle est dans une nouvelle comédie musicale dont la première a eu lieu à la fin septembre au Palais des Congrès. C’est la Légende du Roi Arthur et elle raconte l’histoire du jeune écuyer Arthur qui découvre qu’il est le fils du roi qui vient de mourir. Pendant ses premiers mois comme roi, il trouve l’amour de sa vie, Guenièvre, rencontre sa demi-sœur Morgane et se bat contre le prince Méléagant qui veut le trône. Cependant, tout change quand Lancelot du Lac arrive à Camelot et tombe amoureux de la reine.

Sur scène, cette comédie musicale est vraiment incroyable. Il n’y a pas d’autres mots pour la décrire. Les couleurs des décors et les costumes sont vivants et beaux. La chorégraphie est très puissante et énergétique mais elle ne détourne jamais les chanteurs de leur mission musicale. Pourtant, les chansons elles-mêmes sont la meilleure partie du spectacle. Elles peuvent faire ressentir au public tous les sentiments, de la joie d’être amoureux à l’angoisse d’être trahi. En plus, elles mettent bien en avant le talent de chaque chanteur, particulièrement celui qui interprète Méléagant avec sa voix de fausset incroyable.

Puisque mon chanteur français préféré tient le rôle du Roi Arthur, j’ai assisté à cette comédie musicale plusieurs fois, et je suis allée à la sortie des artistes pour rencontrer la troupe. Tous les artistes sont très gentils, amicaux et ravis d’avoir des fans américains, ce qui est rare pour les comédies musicales françaises. C’est une opportunité pour nous les Américains de pratiquer notre français conversationnel et pour les artistes de parler un peu en anglais parce que nous nous sommes parlé dans un mélange des deux langues. Heureusement pour nous, la majorité de la conversation était en français, nous offrant l’opportunité de pratiquer la langue française. photo du Roi Arthur

Voici un des clips du spectacle. Dans “Auprès d’un autre”, Arthur (Florent Mothe) décrit ses sentiments après avoir eu la confirmation de l’affaire de Lancelot et de Guenièvre.

—Ella

La Semaine du 9 novembre

Cimetière du Père Lachaise

Cette semaine, on n’a pas eu de cours à cause du jour de l’Armistice (de 1918). Cependant, les étudiants de Sewanee ont eu une excursion, organisée par le professeur Poe, au cimetière du Père Lachaise dans le vingtième arrondissement. Nous avons commencé par visiter le célèbre tombeau d’Oscar Wilde, même si nous n’avons pas lu quelque chose de lui ce semestre. On a vu toutes les marques de rouge à lèvres qui ont été laissées par ceux qui n’avaient pas peur de la menace d’une amende et ont décidé de continuer cette tradition un peu étrange.

1.tombes de Molière et de La Fontaine

Ensuite nous avons trouvé les tombeaux de La Fontaine et de Molière qui sont l’un à côté de l’autre.  Puisque nous n’avons pas lu La Fontaine en cours, nous avons récité ensemble une fable de la Fontaine qui s’intitule “La Cigale et la fourmi”. C’est la première fable de son premier recueil. Puis, nous avons lu un poème de Gérard de Nerval dont le titre est “Une Allée du Luxembourg” parce que son tombeau se trouve dans ce cimetière aussi. Malheureusement, nous étions un peu pressés à cause d’une réservation pour dîner avant le théâtre si bien que nous n’avons pas eu le temps de retrouver les tombeaux de Nerval et de Balzac dans un autre secteur du cimetière. Pourtant, il faisait beau ce jour-là, donc nous avons eu une très belle promenade ensemble.

 

LÉcole des femmes

 

Après un très bon dîner arrangé par le professor Poe, nous sommes allés à un petit théâtre tout près du centre d’APA dans le quatorzième arrondissement pour assister à lÉcole des femmes de Molière. Nous venions de lire la pièce en cours pour mieux la comprendre au théâtre et cela nous a beaucoup aidés. Tout le monde a ri aux bons moments, dont il y en avait beaucoup, parce que Molière était le maître de comédie à son époque. Après la représentation, on a eu une discussion avec le metteur en scène et quelques membres de la troupe.  La chose la plus intéressante qu’ils ont dite était qu’ils voulaient montrer l’antagoniste Arnolphe sous une lumière plus réaliste et moins ridicule. Très souvent, ce personnage est réduit à une caricature et n’est pas représenté comme une vraie personne avec de vrais sentiments. Tout le groupe de Sewanee a pensé que le comédien qui tenait le rôle d’Arnolphe a réussi à montrer cette interprétation.

iris, roses, et le message de SewaneeLes événements du 13 novembre

Tout le monde a été affecté de sa propre manière par les attentats mais aujourd’hui, plus de deux semaines après, tout va mieux. Paris est presque retourné à un état normal, et son peuple avec lui. Les étudiants de Sewanee vont bien et se concentrent sur les devoirs de fin de semestre et les examens qui vont bientôt arriver.

Sewanee’s contribution of irises and a note to Parisians and to the French honoring the victims of the November 13th attacks.

 

 

3.Place de la République après les attentats

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

-Ella Dermon

La Semaine du 2 novembre

La vie académique

Continuant notre étude de la peinture au début du modernisme, nous avons discuté des oeuvres impressionnistes cette semaine, qui sont plus ou moins inspirées par les styles précédents de Manet, de Courbet, etc. L’impressionnisme a été créé en France comme une façon de peindre des représentations des objets par les impressions émises sans s’occuper des précisions réalistes et d’autres règles academiques. Souvent, les peintures impressionnistes sont faites « sur le motif », cela voulant dire qu’on peint très rapidement pour faire remarquer seulement l’impression de ce qu’on voit, parce que la vue change vite avec le changement de lumière ou de vent. Par exemple, dans Halage d’un bateau, Honfleur par Claude Monet, on ne voit pas les détails des personnages ou de la scène à l’arrière-plan. Ce qu’on peut recevoir directement est l’impression dynamique de l’eau et du vent (influencés à leur tour par le mouvement de l’orage), et le sens de l’halage du bateau oriente la direction visuelle de la peinture.

Pour «La France d’aujourd’hui », notre professeur nous a parlé du système d’éducation après le lycée. En France, il y a trois possibilités après avoir terminé les études de lycée : (1) on peut faire un apprentissage, qui offre une formation plus spécialisée, après quoi on peut commencer à travailler après deux ou trois ans ; (2) on peut aller à une grande école, qui est toujours très compétitive pour y entrer, parce que les élèves acceptés sont les meilleurs, et on doit passer un concours pour y accéder; (3) le troisième choix est d’aller à l’université publique, qui est beaucoup moins chère que des études universitaires aux Etats-Unis, mais la vie à une université française est plus difficile. Les étudiants doivent s’occuper de leurs études (sans qu’un professeur n’encourage l’étudiant à travailler), de la nourriture, d’un appartement, et parfois d’un petit job (comme chez McDo). En plus, le nombre d’étudiants à une université française est plus grand que celui d’une université américaine et, par conséquence, il est difficile pour certains étudiants de trouver des amis. Finalement, il y a très peu de discussion entre le professeur et ses étudiants pendant un cours. C’est plutôt le professeur qui parle tout le temps pendant que les étudiants prennent des notes sans poser des questions, et souvent sans la possibilité d’établir des rendez-vous avec le professeur, même après un cours. Nous avons eu, au début, une admiration pour les universités françaises, mais notre appréciation s’est modifiée un peu après cette discussion!

            Puis mardi après-midi, nous avons rediscuté L’École des femmes, nous concentrant davantage sur les trois ou quatre derniers actes de la comédie de Molière, en faisant des lectures dramatiques des répliqes les plus importantes—et parfois les plus comiques—de la pièce. L’idée a été de nous bien familiariser avec le texte afin de mieux apprécier la mise en scène de la pièce que nous verrons la semaine prochaine au Théâtre 14. 1. «L'École des femmes» au Théâtre 14

Le jeudi 5 novembre, dans notre cours de langue, nous avons présenté les quartiers parisiens sur lesquels nous avions fait des recherches et des entrevues soit en groupe, soit individuellement. Camille nous a présenté l’histoire et l’aspect intellectuel du Quartier Latin, où se trouve la Sorbonne, le Collège de France, et aussi la librairie Shakespeare & Company, et elle nous a recommandé beaucoup de lieux intéressants à visiter pendant notre séjour à Paris. Quant à Montmartre, où nous avions eu plus tôt une très belle vue de la ville du Paris, James, Ashley et Sarah Tillman nous ont présenté son histoire et ses particularités architecturales, surtout au niveau eccléiastique. Puis, Elara, Ella et Sherlock ont parlé du quartier chinois de Paris, avec la découverte surprenante que le quartier représente un espace attrayant pour les divers peuples asiatiques plutôt qu’un espace où on essaie de maintenir, de façon hermétique, une identité culturelle. En somme, chaque quartier offre des aspects culturels différents, et nous étions très heureux d’avoir l’opportunité de découvrir comment ces aspects font partie de la vie parisienne et française.

 

La vie culturelle

2. Théâtre de la Ville (danse) Le mercredi 4 novembre nous avons vu un spectacle de danse américain au Théâtre de la Ville intitulé Available Light, par Lucinda Childs.  Il y avait un ou deux danseurs sur un étage construit en haut (le décor était de l’architecte Frank Gehry), les autres étant en bas sur la scène, avec la lumière venant en diagonale comme émanant d’une grande fenêtre. La danse était d’un style « postmoderne », par lequel un danseur (ou parfois une paire de danseurs) établit un modèle de mouvement, après quoi les autres ont suivi par un effet d’écho. Mais chaque danseur commençait à un moment différent de ses collègues, avec chacun établissant un nouvel modèle. Donc, c’était plutôt comme une machine où toutes les parties faisaient leur propre travail pour la faire fonctionner. 3. «Available Light»

La musique a été composée par John Adams, un compositeur moderne très connu pour sa musique anormale et minimaliste. Ce soir-là, la musique nous semblait plus bizarre que la danse, parce qu’on a entendu les instruments jouer la même mélodie mais avec des tonalités différentes. En parallèle un peu avec les danseurs, il me semblait personnellement que les instruments contribuaient quand ils le voulaient, et cela a créé un désordre de sons qui n’était pas très agréable pour ceux qui n’aiment pas beaucoup la musique moderne. Mais c’était quand même impressionnant de voir et d’entendre les aspects de ce spectacle offrant leur propre « harmonie ». Après le spectacle, nous avons lu le programme et avons réalisé que le titre « Available Light » venait de la projection de la lumière de l’extérieur vers l’intérieur et que la musique de John Adams s’appelle Light Over Water, expliquant mieux l’effet d’écho que nous avons trouvé dans la danse aussi bien que dans la musique.

La Semaine du 26 octobre

La vie académique

Dans le cours d’histoire de l’art au 19ème siècle, nous avons étudié cette semaine le début de l’art moderne. En 1863, Charles Baudelaire a écrit un recueil d’essais s’appelant« Le Peintre de la vie moderne » où il a critiqué le Salon officiel des artistes pour son aspect arriéré, et il a encouragé les peintres de lire ses essais louant l’imagination et de trouver de nouvelles formes de beauté. Nous avons étudié des peintures par Edouard Manet et par Gustave Courbet, deux grand peintres de cette période qui ont laissé leurs marques sur la modernité et qui ont créé un nouveau style d’art en exposant la « réalité » humaine et naturelle. Ils ont montré la possibilité—et la beauté—de peindre le même sujet aux moments différents de la journée, et ils ont abandonné le style traditionnel où on essaie de représenter un seul sujet avec précision en faveur de quelque chose de plus imaginatif. Ce style évoluerait vers ce que l’on appelerait plus tard l’impressionnnisme.

1. Musee d'Orsay

Mercredi, nous sommes allés au Musée d’Orsay pour apprécier directement les tableaux qui ont lancé la modernité.  En analysant la transformation du style, nous avons vu aussi les changements sociaux liés à la révolution industrielle et à l’ouverture du monde vers l’Orient. Dans Train dans la campagne, Claude Monet nous présente un beau paysage qui est en juxtaposition avec le passage d’un 2. Zola par Manettrain qui représente la technologie moderne, cette peinture suggérant que la technologie allait changer entièrement le monde. En même temps, dans le Portrait d’Emile Zola par Manet, la présentation des décorations japonaises annonçait une nouvelle vision très différente des peintures romantiques ou néo-Classiques; quand même, il y avait déjà des élements orientalaux (surtout turcs) dans certaines des peintures par Delacroix.

 

3. «L'École des femmes»Pour le cours de littérature, nous avons lu les deux premiers actes de L’Ecole des femmes par Molière.  La pièce est en vers, et cela nous pose un peu de difficulté pour comprendre certaines des longues répliques parlant de l’amour ou du mariage. Nous avons d’abord discuté l’importance de l’auteur pour toute la littérature française. Nous étions tous impressionnés par le fait que Molière fut un homme de théâtre complet — c’est-à-dire, un acteur, un auteur, un metteur en scène, et le chef de sa troupe. Ensuite, nous avons discuté, en termes généraux, le sujet de la pièce. Dans L’Ecole des femmes, il s’agit de la tradition en face de l’émancipation des femmes, au niveau des mariages arrangés, et de tout ce qui touche à l’inégalité entre les hommes et les femmes — surtout dans le domaine du mariage où les femmes n’avaient souvent qu’un rôle limité d’épouse et de mère au dix-septième siècle.

La vie culturelle

4. film «Lolo»Cette semaine nous n’avons pas eu de spectacle à cause des quelques jours de vacances liés à la Toussaint. Par conséquent, quelques-uns d’entre nous sont allés au cinéma regarder un nouveau film intitulé Lolo et réalisé par Julie Delpy (elle-même ayant le rôle principal féminin), avec Dany Boon (qui a joué dans Bevenuti al sud, dans Joyeux Noël, et dans bien d’autres films) et Vincent Lacoste. Lolo est un film comique ayant un thème qui n’est pas très populaire… Mais je ne vais pas gâcher votre plaisir, si jamais vous avez l’occasion de voir ce film, par vous raconter tout ce qui se passe! 🙂

 

La Semaine du 19 octobre

La Double Inconstance

Cette semaine nous avons lu une pièce de théâtre de Marivaux, La Double Inconstance, pour nous préparer à assister à une représentation de la pièce par la Comédie-Française. Pendant notre séminaire du mardi, nous avons discuté comment l’écrivain a soigneusement « tricoté » des mots ensemble pour créer des liens entre les répliques des personnages, et même entre des scènes. De plus, on a parlé d’un thème original chez Marivaux : comment on peut rester fidèle à l’idée de l’Amour sans nécessairement rester fidèle à un amoureux en particulier — une réorientation du concept de l’amour retrouvée souvent chez Marivaux.

 

Le lendemain, nous sommes allés au Théâtre-Français au Palais-Royal pour voir cette comédie du 18e siècle. La Comédie-Française a été fondée en 1680 par Louis XIV quand il a combiné les trois troupes principales de Paris, dont celle de Molière après sa mort.  1. maison de la Comédie-Française au Palais-Royal Malgré le fait que le théâtre lui-même est vieux et dans un style très orné, la mise en scène de La Double Inconstance était très « à jour », montrant la modernité de Marivaux. 2. devant un buste de Marivaux Au début de la pièce, il semblait qu’il s’agissait surtout d’une répétition de la pièce. Mais petit à petit, les décors et les costumes évoluaient vers leur version finale pour le troisième et dernier acte. Ils ont utilisé aussi un miroir comme si c’était un écran sur lequel ils ont mis la date de la « répétition » et ont montré des petites scènes en vidéo. Cela a vraiment aidé à créer une atmosphère moderne. Un autre élément moderne que tous les étudiants ont aimé était les costumes, particulièrement celui d’Arlequin. Il portait un fedora et tout le monde pensait que ce chapeau a aidé à lui donner un air un peu arrogant et en ligne avec son accommodation avec la vie plus sophistiquée de la cour.  En général, tout le groupe a aimé lire et voir cette pièce.

3La Double Inconstance500

 

 

 

 

 

 

Fontainebleau

Samedi matin, les étudiants de Sewanee se sont retrouvés à la Gare de Lyon pour prendre le train jusqu’à Fontainebleau. Nous avons rencontré notre guide, David, à la gare de cette petite ville dans la forêt. Il nous a expliqué comment les petites villes fonctionnaient sous l’Ancien Régime. Chaque village avait des Halles où tout le monde faisait leurs courses et une Maison de Compagnons où les meilleurs artisans habitaient quand ils travaillaient dans la communauté.

4château de Fontainebleau500

 

 

 

 

 

 

 

 

Après un déjeuner délicieux (Sherlock a mangé de la tête de veau!), nous sommes allés au château de Fontainebleau.  La première grande expansion du château a été faite par François Ier, mais d’autres rois—et même Napoléon Ier—y rendaient visite aussi. Ils n’y habitaient pas tout le temps mais généralement pendant la chasse. À cause de la cour qui accompagnait le roi, la population de Fontainebleau s’est multipliée par deux ou trois quand le roi y était en résidence. Au château, il y avait un petit musée consacré à Napoléon Ier où on a vu une feuille dorée de sa couronne de laurier et un de ses fameux chapeaux.

5redingote et chapeau de Napoléon500 On a vu la galerie François Ier où toutes les œuvres d’art étaient stockées jusqu’à la fin des travaux. Ensuite nous sommes sortis du château et avons visité les jardins à la française. Il y avait aussi un jardin à l’anglaise avec des plantes qui ne sont pas taillées comme celles des jardins français, mais à Fontainebleau ces derniers étaient les plus jolis. Tout le monde était très content de passer cette belle journée en plein air dans une petite ville charmante dans l’Ile de France.

 

 

-Ella