Coup Fatal et Norma

C’est la fin du semestre, et pendant les dernière semaines à Paris, nous avons eu deux spectacles formidables qui nous ont montré combien les Français apprécient les cultures étrangères et comment pour les Parisiens « la culture est une résistance à la terreur.»

Coup fatal500

Le premier spectacle, « Coup Fatal » au magnifique Palais de Chaillot, a été une combinaison de chanson et de danse présentée par Les Ballets C de la B, un groupe africain.  Il y avait un contre-ténor qui s’appelle Serge Kakudji, qui a bien chanté d’une voix feminine bien qu’il soit un homme. Il a un talent magnifique, surtout quand il chante les notes les plus hautes, et si on ne le voyait pas, on se tromperait sur son sex. Il nous a donné une interprétation impressionante des oeuvres baroques par Bach et par Haendel, et tous les morceaux ont été accompagnés par un orchestre africain qui a joué des instruments africains (même s’il y avait une guitare électrique). L’effet de ce son est surprenant parce qu’on connaît la musique baroque aussi bien que la musique africaine, mais un lien entre les deux est plutôt unique. Les mélodies sont devenues plus vivantes avec le rythme dominé par les tambours, et il n’y a plus d’élément traditionnel quand la guitare électronique présente toutes les mélodies principales. Les couleurs des instruments typiquement africains nous ont fait rêvé d’une scène où Bach et Haendel auraient composé leur musique sur le dos d’un éléphant ou d’un zebre ! À part l’interprétation musicale, le groupe a aussi présenté des danses africaines en même temps. D’abord, il nous semblait que les mouvements des danseurs suivaient seulement le rythme de la musique. Cependant, plus tard, il y avait des émotions exprimées dans certains mouvements de danse qui mettaient la danse au même niveau que la musique. Quand la mélodie se présentait lentement, le mouvement des danseurs semblait devenir plus calme; mais la plupart du temps, les danseurs ajoutaient plus d’agitation en haussant en parallèle le niveau d’énergie dans la musique. Alors que certains des spectateurs ont dû trouver que la forme de la musique africaine était un peu trop repétitive (il y avait des gens qui sont partis au milieu du spectacle, ce qui n’était pas très poli), la majorité ont beaucoup aimé le spectacle, avec des applaudissements qui ont duré pendant longtemps.

2. Théâtre des Champs-Élysées500-Le second spectacle—et aussi le dernier de notre semestre auprès d’APA—était un opéra italien, « Norma » par Vincenzo Bellini, qui a eu lieu au beau Théâtre des Champs-Élysées.  L’opéra nous raconte l’histoire de Norma, une prêtresse d’un temple gaulois, qui a rompu ses vœux de chasteté pour avoir deux enfants avec Pollione, proconsul romain, qui décide de l’abandonner en faveur d’Adalgisa, une autre jeune prêtresse. Par conséquent, Norma décide à son tour d’avouer tous ses péchés devant le public gaulois et d’accepter la mort avec Pollione, arrêté par les Gaulois pour toutes ses transgressions. Tout le monde présent à l’opéra a été bien touché par les voix des deux sopranos jouant les rôles de Norma et d’Adalgisa.  3. Norma Leur façon de chanter était différente par rapport à d’autres chanteuses parce que les deux se sont laissées guidées leurs émotions plutôt que par la perfection musicale. Parfois on avait l’impression que leurs chants n’étaient pas bien accordés, mais les parties tristes ont fini par transmettre beaucoup de sentiments aux spectateurs. Par ailleurs, on a été touché par la composition et la mise en scène de cet opéra. Cette oeuvre est différente que celles de Mozart ou de Rossini parce que c’est un opéra romantique où il y a de nombreux émotions et du pathos sentimental — par exemple, le grand changement qui s’est passé chez Pollione, où sa lacheté est accentuée au début, mais qui est ému par le fait que Norma décide de sauver Adalgisa, son rival en amour. En réalisant qu’il perd une femme qui mérite d’être aimé, Pollione dit à Norma qu’il l’aime encore, et elle ne le hait pas. Par conséquent, ils choisissent de mourrir par les flames pour effacer leurs péchés et pour être ensemble éternellement. Quand le chanteur jouant Pollione salue le public à la fin de l’opéra, les gens ont commencé à le huer tellement le public n’aimait pas le personnage qu’il jouait. Mais c’était un peu bizarre au moment où quelques spectateurs ont hué le metteur –en-scène et son équipe. Après avoir parlé avec ma mère d’accueil, j’ai appris qu’il est possible que les gens n’aient pas trop aimé la mise en scène, soit pour le décor, soit pour les costumes.

En somme, c’était intéressant de voir comment les Français apprécient de bons spectacle, quelle que soit l’origine de la culture représentée.

 

Les Comédies musicales à Paris

Roi Arthur250Paris a plein d’opportunités et d’activités culturelles : il y a du sport, de la musique, du théâtre. C’est dans cette dernière catégorie où s’insère mon activité culturelle préférée: les comédies musicales. Même si elles sont loin d’être exclusives à la France, les comédies musicales dans ce pays sont très différentes de celles aux Etats-Unis. Par exemple, la musique en France est souvent plus pop et rock que dans les chansons classiques de Rodgers et Hammerstein, et il y a des fans ici qui sont aussi loyaux que des fans d’un groupe comme One Direction. La troupe tourne des clips pour les diverses chansons et les interprète pour des émissions télévisées. De plus, les comédies musicales françaises sont filmées, sortent au cinéma et puis sont vendues sur DVD. C’est par ce dernier moyen que j’ai découvert ce monde enchanteur. Quand j’étais lycéenne, j’ai regardé le DVD de Mozart, l’opéra rock et j’en suis tombée amoureuse. Malheureusement, la dernière représentation a eu lieu en 2011, donc je n’y ai jamais assisté.

Pourtant, l’un des chanteurs de ce spectacle est dans une nouvelle comédie musicale dont la première a eu lieu à la fin septembre au Palais des Congrès. C’est la Légende du Roi Arthur et elle raconte l’histoire du jeune écuyer Arthur qui découvre qu’il est le fils du roi qui vient de mourir. Pendant ses premiers mois comme roi, il trouve l’amour de sa vie, Guenièvre, rencontre sa demi-sœur Morgane et se bat contre le prince Méléagant qui veut le trône. Cependant, tout change quand Lancelot du Lac arrive à Camelot et tombe amoureux de la reine.

Sur scène, cette comédie musicale est vraiment incroyable. Il n’y a pas d’autres mots pour la décrire. Les couleurs des décors et les costumes sont vivants et beaux. La chorégraphie est très puissante et énergétique mais elle ne détourne jamais les chanteurs de leur mission musicale. Pourtant, les chansons elles-mêmes sont la meilleure partie du spectacle. Elles peuvent faire ressentir au public tous les sentiments, de la joie d’être amoureux à l’angoisse d’être trahi. En plus, elles mettent bien en avant le talent de chaque chanteur, particulièrement celui qui interprète Méléagant avec sa voix de fausset incroyable.

Puisque mon chanteur français préféré tient le rôle du Roi Arthur, j’ai assisté à cette comédie musicale plusieurs fois, et je suis allée à la sortie des artistes pour rencontrer la troupe. Tous les artistes sont très gentils, amicaux et ravis d’avoir des fans américains, ce qui est rare pour les comédies musicales françaises. C’est une opportunité pour nous les Américains de pratiquer notre français conversationnel et pour les artistes de parler un peu en anglais parce que nous nous sommes parlé dans un mélange des deux langues. Heureusement pour nous, la majorité de la conversation était en français, nous offrant l’opportunité de pratiquer la langue française. photo du Roi Arthur

Voici un des clips du spectacle. Dans “Auprès d’un autre”, Arthur (Florent Mothe) décrit ses sentiments après avoir eu la confirmation de l’affaire de Lancelot et de Guenièvre.

—Ella

La Semaine du 9 novembre

Cimetière du Père Lachaise

Cette semaine, on n’a pas eu de cours à cause du jour de l’Armistice (de 1918). Cependant, les étudiants de Sewanee ont eu une excursion, organisée par le professeur Poe, au cimetière du Père Lachaise dans le vingtième arrondissement. Nous avons commencé par visiter le célèbre tombeau d’Oscar Wilde, même si nous n’avons pas lu quelque chose de lui ce semestre. On a vu toutes les marques de rouge à lèvres qui ont été laissées par ceux qui n’avaient pas peur de la menace d’une amende et ont décidé de continuer cette tradition un peu étrange.

1.tombes de Molière et de La Fontaine

Ensuite nous avons trouvé les tombeaux de La Fontaine et de Molière qui sont l’un à côté de l’autre.  Puisque nous n’avons pas lu La Fontaine en cours, nous avons récité ensemble une fable de la Fontaine qui s’intitule “La Cigale et la fourmi”. C’est la première fable de son premier recueil. Puis, nous avons lu un poème de Gérard de Nerval dont le titre est “Une Allée du Luxembourg” parce que son tombeau se trouve dans ce cimetière aussi. Malheureusement, nous étions un peu pressés à cause d’une réservation pour dîner avant le théâtre si bien que nous n’avons pas eu le temps de retrouver les tombeaux de Nerval et de Balzac dans un autre secteur du cimetière. Pourtant, il faisait beau ce jour-là, donc nous avons eu une très belle promenade ensemble.

 

LÉcole des femmes

 

Après un très bon dîner arrangé par le professor Poe, nous sommes allés à un petit théâtre tout près du centre d’APA dans le quatorzième arrondissement pour assister à lÉcole des femmes de Molière. Nous venions de lire la pièce en cours pour mieux la comprendre au théâtre et cela nous a beaucoup aidés. Tout le monde a ri aux bons moments, dont il y en avait beaucoup, parce que Molière était le maître de comédie à son époque. Après la représentation, on a eu une discussion avec le metteur en scène et quelques membres de la troupe.  La chose la plus intéressante qu’ils ont dite était qu’ils voulaient montrer l’antagoniste Arnolphe sous une lumière plus réaliste et moins ridicule. Très souvent, ce personnage est réduit à une caricature et n’est pas représenté comme une vraie personne avec de vrais sentiments. Tout le groupe de Sewanee a pensé que le comédien qui tenait le rôle d’Arnolphe a réussi à montrer cette interprétation.

iris, roses, et le message de SewaneeLes événements du 13 novembre

Tout le monde a été affecté de sa propre manière par les attentats mais aujourd’hui, plus de deux semaines après, tout va mieux. Paris est presque retourné à un état normal, et son peuple avec lui. Les étudiants de Sewanee vont bien et se concentrent sur les devoirs de fin de semestre et les examens qui vont bientôt arriver.

Sewanee’s contribution of irises and a note to Parisians and to the French honoring the victims of the November 13th attacks.

 

 

3.Place de la République après les attentats

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

-Ella Dermon

La Semaine du 2 novembre

La vie académique

Continuant notre étude de la peinture au début du modernisme, nous avons discuté des oeuvres impressionnistes cette semaine, qui sont plus ou moins inspirées par les styles précédents de Manet, de Courbet, etc. L’impressionnisme a été créé en France comme une façon de peindre des représentations des objets par les impressions émises sans s’occuper des précisions réalistes et d’autres règles academiques. Souvent, les peintures impressionnistes sont faites « sur le motif », cela voulant dire qu’on peint très rapidement pour faire remarquer seulement l’impression de ce qu’on voit, parce que la vue change vite avec le changement de lumière ou de vent. Par exemple, dans Halage d’un bateau, Honfleur par Claude Monet, on ne voit pas les détails des personnages ou de la scène à l’arrière-plan. Ce qu’on peut recevoir directement est l’impression dynamique de l’eau et du vent (influencés à leur tour par le mouvement de l’orage), et le sens de l’halage du bateau oriente la direction visuelle de la peinture.

Pour «La France d’aujourd’hui », notre professeur nous a parlé du système d’éducation après le lycée. En France, il y a trois possibilités après avoir terminé les études de lycée : (1) on peut faire un apprentissage, qui offre une formation plus spécialisée, après quoi on peut commencer à travailler après deux ou trois ans ; (2) on peut aller à une grande école, qui est toujours très compétitive pour y entrer, parce que les élèves acceptés sont les meilleurs, et on doit passer un concours pour y accéder; (3) le troisième choix est d’aller à l’université publique, qui est beaucoup moins chère que des études universitaires aux Etats-Unis, mais la vie à une université française est plus difficile. Les étudiants doivent s’occuper de leurs études (sans qu’un professeur n’encourage l’étudiant à travailler), de la nourriture, d’un appartement, et parfois d’un petit job (comme chez McDo). En plus, le nombre d’étudiants à une université française est plus grand que celui d’une université américaine et, par conséquence, il est difficile pour certains étudiants de trouver des amis. Finalement, il y a très peu de discussion entre le professeur et ses étudiants pendant un cours. C’est plutôt le professeur qui parle tout le temps pendant que les étudiants prennent des notes sans poser des questions, et souvent sans la possibilité d’établir des rendez-vous avec le professeur, même après un cours. Nous avons eu, au début, une admiration pour les universités françaises, mais notre appréciation s’est modifiée un peu après cette discussion!

            Puis mardi après-midi, nous avons rediscuté L’École des femmes, nous concentrant davantage sur les trois ou quatre derniers actes de la comédie de Molière, en faisant des lectures dramatiques des répliqes les plus importantes—et parfois les plus comiques—de la pièce. L’idée a été de nous bien familiariser avec le texte afin de mieux apprécier la mise en scène de la pièce que nous verrons la semaine prochaine au Théâtre 14. 1. «L'École des femmes» au Théâtre 14

Le jeudi 5 novembre, dans notre cours de langue, nous avons présenté les quartiers parisiens sur lesquels nous avions fait des recherches et des entrevues soit en groupe, soit individuellement. Camille nous a présenté l’histoire et l’aspect intellectuel du Quartier Latin, où se trouve la Sorbonne, le Collège de France, et aussi la librairie Shakespeare & Company, et elle nous a recommandé beaucoup de lieux intéressants à visiter pendant notre séjour à Paris. Quant à Montmartre, où nous avions eu plus tôt une très belle vue de la ville du Paris, James, Ashley et Sarah Tillman nous ont présenté son histoire et ses particularités architecturales, surtout au niveau eccléiastique. Puis, Elara, Ella et Sherlock ont parlé du quartier chinois de Paris, avec la découverte surprenante que le quartier représente un espace attrayant pour les divers peuples asiatiques plutôt qu’un espace où on essaie de maintenir, de façon hermétique, une identité culturelle. En somme, chaque quartier offre des aspects culturels différents, et nous étions très heureux d’avoir l’opportunité de découvrir comment ces aspects font partie de la vie parisienne et française.

 

La vie culturelle

2. Théâtre de la Ville (danse) Le mercredi 4 novembre nous avons vu un spectacle de danse américain au Théâtre de la Ville intitulé Available Light, par Lucinda Childs.  Il y avait un ou deux danseurs sur un étage construit en haut (le décor était de l’architecte Frank Gehry), les autres étant en bas sur la scène, avec la lumière venant en diagonale comme émanant d’une grande fenêtre. La danse était d’un style « postmoderne », par lequel un danseur (ou parfois une paire de danseurs) établit un modèle de mouvement, après quoi les autres ont suivi par un effet d’écho. Mais chaque danseur commençait à un moment différent de ses collègues, avec chacun établissant un nouvel modèle. Donc, c’était plutôt comme une machine où toutes les parties faisaient leur propre travail pour la faire fonctionner. 3. «Available Light»

La musique a été composée par John Adams, un compositeur moderne très connu pour sa musique anormale et minimaliste. Ce soir-là, la musique nous semblait plus bizarre que la danse, parce qu’on a entendu les instruments jouer la même mélodie mais avec des tonalités différentes. En parallèle un peu avec les danseurs, il me semblait personnellement que les instruments contribuaient quand ils le voulaient, et cela a créé un désordre de sons qui n’était pas très agréable pour ceux qui n’aiment pas beaucoup la musique moderne. Mais c’était quand même impressionnant de voir et d’entendre les aspects de ce spectacle offrant leur propre « harmonie ». Après le spectacle, nous avons lu le programme et avons réalisé que le titre « Available Light » venait de la projection de la lumière de l’extérieur vers l’intérieur et que la musique de John Adams s’appelle Light Over Water, expliquant mieux l’effet d’écho que nous avons trouvé dans la danse aussi bien que dans la musique.

La Semaine du 26 octobre

La vie académique

Dans le cours d’histoire de l’art au 19ème siècle, nous avons étudié cette semaine le début de l’art moderne. En 1863, Charles Baudelaire a écrit un recueil d’essais s’appelant« Le Peintre de la vie moderne » où il a critiqué le Salon officiel des artistes pour son aspect arriéré, et il a encouragé les peintres de lire ses essais louant l’imagination et de trouver de nouvelles formes de beauté. Nous avons étudié des peintures par Edouard Manet et par Gustave Courbet, deux grand peintres de cette période qui ont laissé leurs marques sur la modernité et qui ont créé un nouveau style d’art en exposant la « réalité » humaine et naturelle. Ils ont montré la possibilité—et la beauté—de peindre le même sujet aux moments différents de la journée, et ils ont abandonné le style traditionnel où on essaie de représenter un seul sujet avec précision en faveur de quelque chose de plus imaginatif. Ce style évoluerait vers ce que l’on appelerait plus tard l’impressionnnisme.

1. Musee d'Orsay

Mercredi, nous sommes allés au Musée d’Orsay pour apprécier directement les tableaux qui ont lancé la modernité.  En analysant la transformation du style, nous avons vu aussi les changements sociaux liés à la révolution industrielle et à l’ouverture du monde vers l’Orient. Dans Train dans la campagne, Claude Monet nous présente un beau paysage qui est en juxtaposition avec le passage d’un 2. Zola par Manettrain qui représente la technologie moderne, cette peinture suggérant que la technologie allait changer entièrement le monde. En même temps, dans le Portrait d’Emile Zola par Manet, la présentation des décorations japonaises annonçait une nouvelle vision très différente des peintures romantiques ou néo-Classiques; quand même, il y avait déjà des élements orientalaux (surtout turcs) dans certaines des peintures par Delacroix.

 

3. «L'École des femmes»Pour le cours de littérature, nous avons lu les deux premiers actes de L’Ecole des femmes par Molière.  La pièce est en vers, et cela nous pose un peu de difficulté pour comprendre certaines des longues répliques parlant de l’amour ou du mariage. Nous avons d’abord discuté l’importance de l’auteur pour toute la littérature française. Nous étions tous impressionnés par le fait que Molière fut un homme de théâtre complet — c’est-à-dire, un acteur, un auteur, un metteur en scène, et le chef de sa troupe. Ensuite, nous avons discuté, en termes généraux, le sujet de la pièce. Dans L’Ecole des femmes, il s’agit de la tradition en face de l’émancipation des femmes, au niveau des mariages arrangés, et de tout ce qui touche à l’inégalité entre les hommes et les femmes — surtout dans le domaine du mariage où les femmes n’avaient souvent qu’un rôle limité d’épouse et de mère au dix-septième siècle.

La vie culturelle

4. film «Lolo»Cette semaine nous n’avons pas eu de spectacle à cause des quelques jours de vacances liés à la Toussaint. Par conséquent, quelques-uns d’entre nous sont allés au cinéma regarder un nouveau film intitulé Lolo et réalisé par Julie Delpy (elle-même ayant le rôle principal féminin), avec Dany Boon (qui a joué dans Bevenuti al sud, dans Joyeux Noël, et dans bien d’autres films) et Vincent Lacoste. Lolo est un film comique ayant un thème qui n’est pas très populaire… Mais je ne vais pas gâcher votre plaisir, si jamais vous avez l’occasion de voir ce film, par vous raconter tout ce qui se passe! 🙂

 

La Semaine du 19 octobre

La Double Inconstance

Cette semaine nous avons lu une pièce de théâtre de Marivaux, La Double Inconstance, pour nous préparer à assister à une représentation de la pièce par la Comédie-Française. Pendant notre séminaire du mardi, nous avons discuté comment l’écrivain a soigneusement « tricoté » des mots ensemble pour créer des liens entre les répliques des personnages, et même entre des scènes. De plus, on a parlé d’un thème original chez Marivaux : comment on peut rester fidèle à l’idée de l’Amour sans nécessairement rester fidèle à un amoureux en particulier — une réorientation du concept de l’amour retrouvée souvent chez Marivaux.

 

Le lendemain, nous sommes allés au Théâtre-Français au Palais-Royal pour voir cette comédie du 18e siècle. La Comédie-Française a été fondée en 1680 par Louis XIV quand il a combiné les trois troupes principales de Paris, dont celle de Molière après sa mort.  1. maison de la Comédie-Française au Palais-Royal Malgré le fait que le théâtre lui-même est vieux et dans un style très orné, la mise en scène de La Double Inconstance était très « à jour », montrant la modernité de Marivaux. 2. devant un buste de Marivaux Au début de la pièce, il semblait qu’il s’agissait surtout d’une répétition de la pièce. Mais petit à petit, les décors et les costumes évoluaient vers leur version finale pour le troisième et dernier acte. Ils ont utilisé aussi un miroir comme si c’était un écran sur lequel ils ont mis la date de la « répétition » et ont montré des petites scènes en vidéo. Cela a vraiment aidé à créer une atmosphère moderne. Un autre élément moderne que tous les étudiants ont aimé était les costumes, particulièrement celui d’Arlequin. Il portait un fedora et tout le monde pensait que ce chapeau a aidé à lui donner un air un peu arrogant et en ligne avec son accommodation avec la vie plus sophistiquée de la cour.  En général, tout le groupe a aimé lire et voir cette pièce.

3La Double Inconstance500

 

 

 

 

 

 

Fontainebleau

Samedi matin, les étudiants de Sewanee se sont retrouvés à la Gare de Lyon pour prendre le train jusqu’à Fontainebleau. Nous avons rencontré notre guide, David, à la gare de cette petite ville dans la forêt. Il nous a expliqué comment les petites villes fonctionnaient sous l’Ancien Régime. Chaque village avait des Halles où tout le monde faisait leurs courses et une Maison de Compagnons où les meilleurs artisans habitaient quand ils travaillaient dans la communauté.

4château de Fontainebleau500

 

 

 

 

 

 

 

 

Après un déjeuner délicieux (Sherlock a mangé de la tête de veau!), nous sommes allés au château de Fontainebleau.  La première grande expansion du château a été faite par François Ier, mais d’autres rois—et même Napoléon Ier—y rendaient visite aussi. Ils n’y habitaient pas tout le temps mais généralement pendant la chasse. À cause de la cour qui accompagnait le roi, la population de Fontainebleau s’est multipliée par deux ou trois quand le roi y était en résidence. Au château, il y avait un petit musée consacré à Napoléon Ier où on a vu une feuille dorée de sa couronne de laurier et un de ses fameux chapeaux.

5redingote et chapeau de Napoléon500 On a vu la galerie François Ier où toutes les œuvres d’art étaient stockées jusqu’à la fin des travaux. Ensuite nous sommes sortis du château et avons visité les jardins à la française. Il y avait aussi un jardin à l’anglaise avec des plantes qui ne sont pas taillées comme celles des jardins français, mais à Fontainebleau ces derniers étaient les plus jolis. Tout le monde était très content de passer cette belle journée en plein air dans une petite ville charmante dans l’Ile de France.

 

 

-Ella

La Semaine du 12 octobre

Pendant notre cours intitulé « La France d’Aujourd’hui », nous avons parlé cette semaine des relations franco-américaines. Ce que nous avons trouvé après une longue discussion avec la professeure, c’est que les deux pays n’ont pas de rapports qu’on peut simplement décrire comme « intimes » ou, de l’autre extrême, « hostiles », parce qu’il y a des facteurs politiques, sociaux, et culturels qui favorisent de temps en temps les changements d’opinion des Français et des Américains, et parfois le public français maintient deux points de vue contradictoires à la fois. Par exemple, les Français n’ont pas été toujours d’accord avec certaines positions militaires des Etats-Unis, mais en même temps le coca-cola et les séries à la télévision devenaient de plus en plus poulaires en dépit des désaccords politico-militaires. Les rapports entre deux pays doivent toujours être comme cela à cause d’un désir parmi tous les pays de prioriser leurs propres intérêts, ce qui n’empêche pas d’autres manifestations d’amitié.

 

Le mercredi soir 14 octobre, certains d’entre nous sont allés au Théâtre des Champs-Elysées pour un concert offert par l’Orchestre de chambre de Paris.

1. Théâtre des Champs-Elysées

Nous avions la chance d’y assister, surtout pour la présentation du Bref aperçu sur l’infini un concerto pour violoncelle et orchestre, composé par Philippe Manoury, un compositeur qui n’est pas très connu mondialement. Nous avons trouvé que le morceau était un peu trop avant-gardiste pour nous, parce qu’il y avait beaucoup de notes très hautes du violoncelle (plus haute que l’on puisse l’imaginer) qui nous ont frappés. L’instrumentation était toujours diversifiée. Il nous semblait que chacun avait joué ses parties individuellement plutôt qu’ensemble. Nous pensions que le chef d’orchestre avait peut-être peur d’ennuyer les spectateurs avec trop de morceaux contemporains, et c’est pourquoi il a ajouté deux morceaux de Mozart au programme, ce qui nous semblait être très salutaire. 2. Palais de Chaillot au TrocadéroCeux qui n’ont pas été avec nous au concert sont allés plutôt au Théâtre National de Chaillot (dans la Salle Jean Vilar) pour un spectacle de danse où il y avait des narrateurs qui expliquaient ce qui se passait alors que les danseurs racontaient corporellement, sans rien dire, l’histoire d’un homme qui en rentrant dans son pays réalise que tout le monde avait changé, y comprise son amante, et l’histoire se termine par une fin mystérieuse concernant l’amante. Cela constituait une combinaison parfaite entre les mouvements physiques et l’expression orale, et tout le monde a bien aimé la présentation.

 

La Semaine du 5 octobre

La Semaine du 5 octobre

mardi et mercredi:  journées “Balzac”
Cette semaine, nous avons passé beaucoup de temps à discuter Honoré de Balzac. Nous avons commencé nos journées “Balzac” par l’étude d’une nouvelle intitulée “Un Episode sous la Terreur”.

1. en étudiant Balzac Elle décrit deux religieuses qui cachent un prêtre pendant la Révolution française et un inconnu qui les aide.  Après notre discussion, nous sommes partis en direction du seizième arrondissement où se trouve la maison de Balzac.  On y a vu sa cafetière célèbre, des portraits de l’écrivain (dont un fut de Picasso!), et des bois de graveur pour l’impression des scènes et des personnages de sa grande œuvre intitulée La Comédie humaine.  Il y en avait plusieurs centaines!

2. la Maison (et Musée) de Balzac Le thème de Balzac a continué mercredi soir quand nous avons assisté à une pièce de théâtre de cet écrivain au Théâtre des Abbesses à Montmartre — pièce présentée par la troupe du Théâtre de la Ville. Dans Le Faiseur, il s’agit d’un homme ruiné qui travaille à la Bourse et qui tente de manipuler toout son entourage pour éviter les créanciers et pour rembourser ses dettes sans les payer.  Comme il en a été dans Ciel, mon placard!, l’intrigue et les rapports parmi les personnages sont très compliqués mais la chose la plus fascinante dans cette représentation était la mise en scène.  La scène elle-même était inclinée mais pendant la pièce, elle a bougé et s’est penchée dans l’autre sens, même quand les comédiens étaient sur scène.  La première fois que la scène a bougé a vraiment surpris tout le monde.

3. «Le Faiseur»
samedi:  Saint-Malo
Les étudiants d’APA se sont levés très tôt pour aller ensemble en Bretagne.  Après un long voyage en auto-bus, nous sommes arrivés à Saint-Malo, une ville fortifiée qui se trouve entre la mer et une baie.  Au déjeuner, les étudiants de Sewanee ont mangé des galettes, une spécialité de la région.  Puis tout le monde a fait une visite guidée avec une femme galloise qui habite à Saint-Malo depuis plus de quinze ans.  Elle nous a montré la cité d’Alet où les soldats nazis ont construit des bunkers à côté des murs de Louis XV et où se trouve la première cathédrale de la région.  Ensuite, elle nous a emmenés aux ramparts où nous pouvions voir la baie et la mer qui montaient.  La vue était incroyable et nous avons eu de la chance parce qu’il faisait très beau.

4. APA à Saint-Malo750Après la visite, on a quitté Saint-Malo et est allé à notre auberge.  Pour le dîner, tout le monde a aidé Sophie et Blandine à faire des galettes.  Elles ont apporté des ingrédients de chez elles, comme le coulis de tomate et du chèvre, donc tout le monde a créé sa propre galette.  Tous les étudiants ont bien aimé ce repas en commun.
dimanche:  Mont Saint-Michel
Heureusement que nous ne devions pas nous lever aussi tôt que la veille, mais nous avons quand même eu la chance de voir le lever du soleil au bord de la mer en mangeant le petit déjeuner.  Ensuite, nous sommes allés au Mont Saint-Michel qui se trouve en Normandie malgré le fait qu’il est près de Saint-Malo.  Le chauffeur devait garer le bus à un restaurant plus de 800 mètres de l’abbaye, donc avons dû marcher jusqu’à l’îlot.  Cependant, nous avions de magnifiques vues de l’abbaye, alors tout le monde était content.

5. APA au Mont Saint-Michel750 Après avoir monté beaucoup d’escaliers, on a commencé la visite de l’abbaye qui fonctionne toujours comme un lieu de prière.  De chaque fenêtre on avait des vues incroyables de la baie qui entoure l’îlot, et l’abbaye elle-même est belle aussi.
Quand la visite s’est terminée, on est retourné au restaurant où la voiture était garée pour déjeuner.  Toute la nourriture a été merveilleuse.  Quelques étudiants courageux ont goûté des huitres et d’autres ont mangé de l’agneau pré-salé.  La viande vient des moutons qui mangent l’herbe qui est couverte par l’eau une partie de chaque jour à cause de la marée.  Parce que l’eau est salée, l’herbe est salée aussi.  Par conséquent, cela donne un goût particulier à l’agneau.  Tout le monde était très content de son repas cet après-midi-là. Pourtant, nous n’avons pas encore fini avec la bonne nourriture.  Avant le retour sur Paris, on est allé à l’atelier Saint-Michel qui fabrique et vend des spécialités normandes.  Personne ne pouvait résister aux biscuits délicieux et tout le monde est retourné à Paris avec un sac d’achats.

La semaine du 28 septembre

La vie académique

Pendant le cours de « La France d’aujourd’hui », nous avons parlé cette semaine des secrets du président français, mais nous avons surtout discuté les points de vue différents entre les Français et les Américains au sujet de la vie privée du président et comment les gens des deux pays voient le lien entre la vie privée et le pouvoir politique. En plus, la professeure nous a présenté des changements politiques et sociaux depuis un certain temps (par exemple, la loi passée pour assurer le nombre de candidatures féminines dans chaque parti politique, ce qui a tendance à augmenter le nombre de femmes dans la vie politique).

 

Avec le professeur Poe, nous avons lu un conte de Guy de Maupassant qui s’appelle « La Nuit » et dans laquelle l’auteur nous a présenté un état d’esprit entre la vie réelle à Paris (comme elle a été vécue « une nuit » par le narrateur) et le rêve hallucinant. Après le cours au centre d’APA, nous sommes allés au Parc Monceau où nous avons trouvé une belle sculpture de Maupaussant, et de même pour Chopin, et où nous avons pris des photos intéressantes.

1 Parc Monceau, devant la statue de Maupassant

2 Sherlock et d'autres jeunes amateurs de ChopinNous sommes tombés aussi sur le tournage d’un nouveau film français avec l’actrice Natalie Portman !

3 nous tombons sur le tournage d'un film français avec Natalie Portman

La vie culturelle

La spectacle cette semaine a été « le cirque » au Théâtre Montfort dans le 15e arrondissement.

4 au cirque (style _du soleil_)

Mais nous avons trouvé que ce cirque en particulier n’était pas ce que nous l’avions imaginé parce qu’il n’y avait ni de chiens faisant des mathématique ni de chevaux passant par les cerceaux de feu ! Ce que nous avons vu plutôt, c’étaient six personnages qui faisaient des acrobaties sur une grande planche qui tournaient rapidement et qui montaient et descendaient. Les personnages ont essayé de maintenir leur équillibre alors que la planche se déplaçait dans tous les sens. Nous avons beaucoup aimé la combinaison de surprise visuelle et d’effet sonore. Plusieurs d’entre nous pensions que ce spectacle montrait philosophiquement ce que c’est que la vie et le besoin d’une solidarité humaine pour la négocier…. Mais c’était difficile à comprendre, et c’est encore plus difficile à expliquer à ceux qui n’étaient pas présents !

-Sherlock

La semaine du 21 septembre

Cette semaine était vraiment une semaine chargée parce que nos cours de contenu ont finalement commencé. Le week-end dernier, tout le monde était un peu nerveux comme il en est pour tous les étudiants au début d’un nouveau semestre, mais nous étions ravis de commencer nos études.

lundi: Début des cours à APA

Chaque lundi, tous les étudiants assistent à deux cours: « L’Histoire de l’art du dix-neuvième siècle » et « La France d’aujourd’hui ». Notre professeur de l’histoire de l’art a parlé de ce que nous allons faire en classe, et puis on a choisi des œuvres d’art pour nos exposés oraux. On s’inquiète un petit peu mais cela sera une chance de faire quelque chose que les étudiants français font très souvent dans leurs cours à la fac. Pourtant, tout le monde avait hâte d’aller aux musées avec notre professeur, car il s’agit de confronter directement les œuvres qu’on étudie. Cela va nous intéresser beaucoup plus que de regarder les tableaux sur un écran dans une salle de classe.

Après une petite pause, le cours sur la France d’aujourd’hui a commencé où on va discuter la politique française, les problèmes sociaux de nos jours et leurs origines aussi. Tout le monde aime beaucoup le professeur. C’est une spécialiste de science politique, et de plus elle explique les idées principales d’une façon claire et efficace. Ce lundi on a parlé des origines de la Cinquième République, qui est le système politique en place aujourd’hui. Donc, nous avons parlé de la Seconde Guerre mondiale et, bien sûr, d’une figure qui est toujours énigmatique, Charles de Gaulle.

mardi: « Langue, littérature et culture à Paris »

Bien que nous suivions un cours avec Professor Poe depuis notre arrivée en France, ce mardi nous avons commencé les parties littéraires et culturelles du programme. Cette semaine, on a lu des poèmes de Victor Hugo, de Charles Baudelaire et de Guillaume Apollinaire. On les a analysés en discutant la structure des poèmes (combien de vers par strophe, combien de pieds par vers, etc.) et en parlant un peu de la vie de chaque écrivain.

1 salle de classeEnsuite, on a quitté le bureau d’APA et on est allé à la maison de Victor Hugo qui se trouve sur la Place des Vosges dans le Marais. Hugo y habitait avant qu’il s’est exilé après l’ascension du Second Empire. Dans les premières pièces, il y avait des tableaux qui montrent soit des scènes tirées des œuvres d’Hugo soit des scènes touchant à sa vie. 2 portrait d'Hugo Par exemple, l’un des tableaux dépeint la première d’Hernani, où il y avait une émeute « romantique » après la représentation de la pièce. Dans les pièces suivantes, on a vu des portraits d’Hugo, de sa famille et de sa maîtresse. Cependant, une des choses la plus intéressante était la correspondance archivée d’Hugo, et de même pour ses propres œuvres d’art. Quand on pense à lui, on pense souvent à ses œuvres littéraires, comme Notre-Dame de Paris ou Les Misérables, mais on ne pense pas à ce qu’il a dessiné. Ses dessins sont très émouvants, particulièrement ceux qu’il a faits pendant son exil.

3 «Le Gai Château» de Victor Hugo

mercredi: Ciel, mon placard !

Cette semaine, notre spectacle était au Théâtre du Rond-Point qui s’appelle Ciel, mon placard !  La pièce se moque des pièces « vaudevilles » où la femme a un amant qui doit se cacher dans le placard quand le mari rentre chez lui. Cependant, l’intrigue de cette comédie était un peu plus compliquée que celles des pièces ciblées. Presque tous les personnages trompent leur compagnon, et il y avait une chanteuse suédoise qui ne semblait pas avoir à faire avec l’intrigue. Malgré toute cette complexité, la pièce était très drôle. Tout le monde a beaucoup ri pendant tout le spectacle.

Après la fin de la pièce, on a eu la chance de parler avec deux comédiens parce qu’une des femmes qui travaille à APA connaît quelqu’un dans la troupe. On a discuté l’intrigue de la pièce et des choses que nous n’avons pas comprises. Par exemple, on a parlé de la chanteuse suédoise et son rôle mystérieux dans la pièce. En fait, elle offre le lien parmi toutes les petites intrigues de la pièce et sans elle, rien ne serait logique. La pièce et la discussion après ont vraiment plu à tous les étudiants d’APA.

-Ella

4 l'acteur principal d'une pièce au Théâtre du Rond-Point nous parle après le spectacle